Culture


Tout le monde le constate et le dit, y compris mes interlocuteurs dans d’autres villes belges et même à Bruxelles ;-) , il se passe quelque chose à Liège.
La Cité ardente retrouve sa fierté et lance des initiatives originales et audacieuses. La nouvelle gare des Guillemins par Santiago Calatrava, la MediaCité par Ron Arad, le nouveau mégamusée « Le Grand Curtius ». De grands projets: le transfert du Théâtre de la Place à l’Emulation, la réfection de l’ORW, un transport urbain renouvelé
Il est indispensable que la réflexion prenne en compte le lien entre l’Université, et particulièrement son site du Sart Tilman et la ville dont elle est le fleuron. Près de 20.000 personnes y travaillent quotidiennement, si l’on inclut le CHU et le Parc scientifique. Cela vaut bien un transport en commun efficace, non polluant et confortable, non ?

Ce fut une très belle journée de Rentrée Académique, au cours de laquelle j’ai tenté de délivrer les messages que je tenais à transmettre, de faire un rapide bilan des quatre ans de mon premier mandat,d’informer, de faire comprendre, de faire connaître également, de divertir et de partager. En somme, un condensé du rôle, tel qu’on le conçoit aujourd’hui, de l’Université dans sa ville, dans sa région, dans le monde et dans son siècle.

On trouvera mes discours du jour, comme d’habitude, à droite de l’écran, dans la rubrique Pages (RA 2009).

Mais évidemment, une journée comme celle-ci, telle que je la rêvais, ne s’organise pas en un tournemain. Et encore moins tout seul.
J’aimerais ici rendre hommage à celles et ceux qui se sont dépensés sans compter pour que cet évènement soit un succès.

Le Département des Relations extérieures et de la Communication (RE&C) dirigé par Annick COMBLAIN (Didier MOREAU, Claudine PURNELLE, Marie-Noëlle CHEVALIER, Julie LOUIS, Gwenaelle ANCIA, Pascale RUTH, Marc-Henri BAWIN, Bénédicte TONDEUR, Caroline BASTEYNS, Patricia JANSSENS, Françine HAENEN), qui s’est chargé de l’ensemble de la coordination, de la réalisation et et de la production.
Mes collègues Christophe PIRENNE, Michel DELVILLE, Jean-Pierre BERTRAND ainsi que Gérald PURNELLE, pour leurs conseils ainsi que Marianne POUSSEUR, le Centre de Recherche et Formation Musicales de Wallonie et sa directrice, Marie-Isabelle COLLART, Jean-Pol SCHROEDER de la Maison du Jazz de Liège, Pascal DECROUPET, anciennement professeur à l’ULg, actuellement à l’Université de Nice, Laurent DEMOULIN, assistant au Département de Langues et Littératures Romanes.
L’Administration des Ressources Immobilières (ARI) et le personnel administratif et technique des amphithéâtres de l’Europe pour les décors et le support technique.
Le Service Général d’Informatique (SEGI) pour le support informatique et les effets spéciaux, le Service des Affaires juridiques de l’ULg pour la gestion de toutes les conventions de partenariat avec les institutions et les artistes, Daniel BAY, Joëlle LOUON, Anne DE HAAS, Julie LOUIS, Thomas DUQUESNE pour la vidéo, Michel HOUET et Jean-Louis WERTZ pour les photos.
Le Maître de cérémonie : Robert LAFFINEUR, les Massiers : Auguste KEMMERS et François BIDAINE, l’ASBL des Restaurants Universitaires.
Les musiciens qui ont exécuté les intermèdes : Le RHONNY VENTAT FUNKY JAZZ BAND: Rhonny VENTAT (saxophone), Philippe CHAYEB (basse), Jean-Baptiste CORTOT (batterie) et Mao BLANC (rhythmique/solo).
Les animateurs des débats du matin: Philippe DEWOLF (RTBf, Musiq3) et Eddy CAEKELBERGHS (RTBf, La Première), ainsi que tous les participants des panels.
L’Orchestre Philharmonique de Liège et plus particulièrement son directeur Jean-Pierre ROUSSEAU, son directeur de la production Malik VRANCKEN et le personnel de la salle Philharmonique. Geneviève FOCCROULLE qui interpréta une oeuvre d’Anthony Braxton, Jean-Pierre SOULÈS qui a accompagné Dick Annegarn, l’ENSEMBLE MUSIQUES NOUVELLES (Quatuor Tana) avec Antoine MAISONHAUTE et Mickaël BONNAY (violon), Jeanne MAISONHAUTE (violoncelle) et Romain MONTFORT (alto), le FRED DELPLANCQ TRIO avec Fred DELPLANCQ (sax tenor), Nicolas ANDREOLI (piano) et Janos BRUNEL (contrebasse), rejoints par Laurent DELCHAMBRE en dernière minute (bravo!), qui ont accompagné Archie Shepp. Bastien HIDALGO-RUIZ, régisseur et ingénieur du son

Je tiens également à féliciter et remercier les personnes qui, sans être directement impliquées dans la bonne marche de la journée, ont contribué par leur travail inlassable tout au long de l’année. J’entends par là l’ensemble du personnel de l’Institution qui, dans le cadre de leurs fonctions ou de l’aide bénévole qu’ils nous accordent, fournissent toutes les initiatives dont il est ensuite possible de faire état et de s’enorgueillir. Merci à tout le personnel de l’ULg!

Quelques commentaires reçus depuis lors:

• « A nouveau toutes mes félicitations pour la rentrée académique. Tant pour le message que pour la forme ».
• « We were honored to be part of such august company and an experience that is unlikely to be repeated or excelled ».
• »Le concert d’hier soir était tout simplement génial. Bravo à toi et tous tes proches conseillers pour cette magnifique journée ».
• « Sachez combien j’apprécie l’ouverture d’esprit que de tels moments représentent: c’est précieux à mes yeux ».
• « Magnifique, cette Rentrée. Mémorable. Robert Wyatt accompagnant de la tête le rythme de Ronny Ventat…Vraiment merci ».
• « La séance académique a été de loin la plus belle et la plus novatrice séance à laquelle j’ai participé. J’ai ressenti une immense fierté d’appartenir à cette institution et un grand bonheur ».
• « Cette Rentrée est très exactement représentative de l’Université. On y trouve l’information, la détermination, la soif de progrès, la détente et pour couronner le tout, votre habituelle pointe d’humour. Félicitations ».
• « Un grand merci et mes sincères félicitations pour la réussite de cette rentrée académique dont vous semblez avoir le secret. Cette journée fut toute entière l’expression même de la réalité académique dans ce qu’elle peut avoir de beau, de profond, et de touchant. Puisse la musique de ce jour accompagner toute cette année ».

Tout le monde le sait aujourd’hui, la Rentrée Académique à l’ULg sera, une fois de plus, de grande envergure (lire l’article du Vif, supplément Focus, p4). Après les passeurs de littérature il y a deux ans et les passeurs de conscience planétaire l’an dernier, voici, jeudi prochain, des passeurs de musique et des passeurs d’information.
Nos invités, cette année, ont changé le monde, les uns avec leur créativité musicale, les autres avec leur inventivité informatique. Tous ont eu et ont encore une influence colossale sur la vie de tout un chacun et, cependant, peu d’entre eux sont très connus de tous.
Ce sera une nouvelle fois une Rentrée comme je les aime, de celles dont les invités sont parmi les tout grands sans pour autant que leur renommée personnelle soit à la hauteur de l’impact sociétal de leur œuvre.

En avant-goût, quelques liens intéressants à cet égard:
Citizen Jazz
Avant Music News
La Libre Belgique
Wikio
le site d’Archie Shepp
le site de Dick Annegarn
MySpace sur Robert Wyatt
Le site de Robert Wyatt
Musiques Nouvelles
le site de Tim Berners-Lee ainsi que sa vision historique de la naissance du world wide web
le site de Robert Cailliau
une invitation de l’Interface Entreprises Université de l’ULg au débat sur le Web
et un avis caustique, pour faire bonne mesure ;-)

enfin, le site Culture de l’ULg pour les biographies et les commentaires.

On me signale que l’inénarrable Harun Yahya fait référence dans son blog au billet que j’avais affiché dans le mien, consacré à une critique de son livre « L’Atlas de la Création » distribué gratuitement à tous les établissements d’enseignement du monde.

J’y relève essentiellement trois malhonnêtetés évidentes:

1. l’absence de guillemets, qui jette la confusion sur qui parle. Quand j’écris « L’auteur explique », on peut croire que l’auteur c’est moi et ainsi m’attribuer des propos que je me contente de citer;
2. l’hyper-lien apparent vers mon blog mais inactif, qui empêche une vérification aisée de mes propos;
3. la reprise exclusive de mon introduction, hors contexte, en évitant soigneusement d’évoquer mes critiques.

En fait, il s’agit là d’une parfaite démonstration en réduction du procédé général utilisé par ce personnage, dans cet entrefilet comme dans ses livres : tronquer les faits et éluder l’évidence.
Que pouvait-on attendre d’autre…?

Depuis hier, comme annoncé précédemment, des « Sans Papiers » se sont installés à l’ULg. Un local a été aménagé pour eux rue de Pitteurs, en Outremeuse, dans le « complexe Van Beneden-Pitteurs-Delcour ». Comme prévu, il s’agit d’une occupation de jour, positive et active. Des ateliers y seront organisés pendant les deux prochains mois avec un encadrement bénévole — de la part d’universitaires et de diverses associations ou simples volontaires — et portant sur des sujets très divers: langue française, langue néerlandaise, langue arabe, informatique, éléments de droit, condition féminine, peinture, photographie, vidéo, théâtre, coiffure…
Toute assistance pour assurer ou améliorer la qualité de ces ateliers durant cette période est la bienvenue.

Une première anecdote: dès hier, la rencontre entre les « Sans-Papiers » et l’équipe des « Espaces Botaniques Universitaires de Liège » est venue ajouter une cerise sur le gâteau de cette « occupation » originale. En effet, les EBULg aménagent les jardins du complexe Van Beneden-Pitteurs-Delcour en un « Jardin du Monde » qui sera inauguré le 15 juin prochain. Il reflétera les caractéristiques botaniques (ornements, parfums, cuisines) de tous les continents, jolie prouesse sous nos latitudes! Plusieurs « Sans-Papiers » se sont proposés pour donner un coup de main bénévole à cette association dont ils deviennent temporairement les voisins directs et contribuer, grâce à leur bagage culturel propre, à l’élaboration de parties de ce Jardin.

C’est ainsi que se met en place une synergie qui démontrera, mieux que toute autre manifestation, la détermination des « Sans-Papiers » à s’intégrer mais également leur capacité à planter leur propre graine dans le parterre du dialogue interculturel !

Je me dois de vous faire part de la naissance, ce vendredi 13 à 13h13, défiant ainsi toute superstition, le magazine web « Culture » de l’ULg que je vous avais annoncé l’an dernier.

Les nombreux parents (au service des Relations Extérieures, que je félicite chaleureusement!) et le bébé se portent bien.

Les visites sont autorisées à toute heure du jour et de la nuit.

Les contributions seront accueillies avec bienveillance.

La profondeur de mon silence sur ce blog est généralement en relation inverse avec le nombre et l’importance des événements qui marquent notre vie universitaire, malheureusement. Ces derniers jours en ont donné une nouvelle preuve.

Jane Goodall
La spécialiste mondiale des chimpanzés, véritable idole de très nombreux éthologistes et naturalistes du monde entier, était dans nos murs lundi dernier, pour une très belle conférence sur la conservation de la nature et le parcours qui l’a amenée à prendre fait et cause pour la défense de la planète. Immense succès puisque la Salle académique était archi-pleine et qu’il a fallu retransmettre la conférence en vidéo dans une seconde salle. Le Prince Laurent nous avait même gratifié d’une visite-surprise. Jane Goodall devait être des nôtres pour être faite docteur honoris causa de l’ULg le 26 mars prochain. Comme elle ne pourra être présente, j’ai eu l’honneur de lui remettre ses insignes avec un peu d’avance lors de cette séance très appréciée.

Dans un même ordre d’idées, je signale que le professeur Pachauri, prix Nobel 2007 pour le GIEC, docteur honoris causa de l’ULg en 2008, sera parmi nous le 31 mars prochain dans la matinée et qu’il donnera une conférence aux Amphis de l’Europe à 10h.

The Scientist
Le célèbre magazine américain des sciences du vivant a fait une enquête auprès de ses lecteurs et leur a demandé quelle université ou centre de recherches leur avait semblé le meilleur pour y réaliser un « post-doc ». Il publie la liste des dix premiers hors-USA et l’ULg se trouve en 9è position mondiale.
Evidemment, je suis très mal placé pour pousser un cocorico puisque j’ai toujours critiqué le principe-même des « rankings » d’universités ! Mes critiques s’articulaient sur trois points : le caractère subjectif qu’induit le principe de notoriété, le biais introduit par la possibilité de lobbying de l’institution (ne serait-ce que parce qu’elle doit apporter des données chiffrées aux enquêteurs) et surtout le nombreuses anomalies et aberrations dans la méthodologie générale des classements.
Alors, aujourd’hui, lorsque l’ULg est incroyablement bien classée, serais-je plus clément ? Donnerai-je raison à ceux qui me reprochaient d’être contre les classements parce que nous étions mal classés ? (nous ne sommes jamais mal classés, mais toujours assez loin parmi les belges).
Bien sûr que non. Je dirai simplement qu’ici, c’est un test qui porte exclusivement sur la subjectivité et qui est donc hautement critiquable à cet égard. Il n’est basé que sur ceux qui ont répondu à l’appel, ce qui biaise évidemment le test. Il est cependant ciblé sur une catégorie étroite de gens (ceux qui ont fait un post-doc à l’étranger) et il ne repose que sur l’avis de ces chercheurs, non sur des données collectées auprès de l’institution… On ne peut donc rester insensible au compliment adressé à l’ULg par ceux qui y sont passés. Merci à eux !
J’ajouterai que les efforts consentis par notre université pour rassembler de manière efficace ses forces vives en matière de sciences du vivant ne sont probablement pas sans rapport avec la bonne impression des chercheurs.
Maintenant, il nous reste à affronter la nuée de candidatures de post-docs venant de partout… !

Une de mes interviews peut être réentendue en podcast sur Cocktail Curieux (RTBF « La Première ») du 4 mars 2009.

Uppsala-Cracovie-Liège
Au cas où l’UCL perdrait son C*, nous pourrions revendiquer le sigle pour notre nouvelle association tripartite entre l’Université d’Uppsala en Suède, l’Université Jagiellone de Cracovie en Pologne et l’Université de Liège. Lors de la rencontre des trois recteurs (cinq si on y ajoute la rectrice des universités agro-vétérinaires d’Uppsala et de Cracovie) à Colonster jeudi dernier, les nombreuses similitudes et complémentarités entre nos institutions sont apparues clairement et nous avons convenu de prolonger l’effort pour établir une relation triangulaire forte entre nous. Une prochaine rencontre devrait avoir lieu en Pologne dans quelques mois.
*Tout compte fait, pour le sigle, c’est non : il faudrait aussi que l’University of Central London abandonne une lettre… ;-)

Assises de la recherche
Le bilan de la recherche en CFB et les perspectives d’avenir, qui faisaient l’objet des Assises de la Recherche de la Ministre M.-D. Simonet, ont recueilli un succès certain et une grande affluence qui rendait ainsi hommage aux efforts incontestables que la Ministre a déployé durant les 5 années de la législature pour améliorer le soutien à la recherche. Affluence qui contrastait avec la présence d’un journaliste isolé lors du point-presse qui précédait l’évènement… La recherche n’intéresse encore que les chercheurs et, heureusement, quelques politiques.

Restaurant
Pas de première pierre depuis douze ans à l’ULg… C’est dire l’importance de l’évènement de vendredi dernier, même si la pierre n’était que virtuelle et symbolique. Peu importe, ce qui compte, c’est que les travaux ont commencé et que le nouveau restaurant « écologique » sera accessible à la rentrée de 2010 et qu’il fera partie d’un vaste réaménagement de toute la zone Nord du Domaine du Sart Tilman (bâtiment d’accueil à l’entrée, voies piétonnes et cyclistes, cafétarias, agrandissement du B52 Ingénieurs, etc). Enfin, ça bouge !

Séance des FNRS
Sympathique accueil, devenu maintenant traditionnel chez nous, des nouveaux chercheurs FNRS par les anciens, cette année en présence de la nouvelle Secrétaire générale, Véronique Halloin, qui s’est déplacée pour partager ces moments de convivalités avec « ses » chercheurs.

« C’est notre terre »
Une magnifique exposition est à voir absolument dans les souterrains Tour & Taxis à Bruxelles si vous ne l’avez déjà fait. Elle convient à tous les âges et fait preuve d’un talent pédagogique exceptionnel qui ne nous étonnera pas puisqu’un des deux scénaristes n’est autres qu’Henri Dupuis qui est aussi le rédac’ chef de notre magazine web Reflexions. La contribution scientifique liégeoise y est massive comme en témoigne la liste des spécialistes consultés et les crédits de prêt de pièces scientifiques. Je vous recommande chaudement cette visite.

Foire du Livre
Succès dimanche pour le livre de Nicolas Ancion Retrouver ses facultés à la Foire du Livre de Bruxelles. La présence de l’auteur au débat intitulé « Peut-on rire de l’Université ? » et sans doute surtout celle de Pierre Kroll, illustrateur du livre, étaient sans doute pour beaucoup dans ce succès de foule et la longue file à la signature d’autographes !
Oui, on peut aussi rire de l’université, comme de tout d’ailleurs, du moment qu’on ne blesse personne, mais en publiant l’ouvrage, les Editions de l’ULg ont montré que rien n’est plus percutant (et surprenant, pour beaucoup) que l’auto-dérision.

Les élections au Conseil d’administration de l’ULg approchent à grands pas.
Comme tous les corps, les étudiants vont voter et il est important qu’ils le fassent. Et qu’ils présentent en nombre leur candidature également.
Persuader les étudiants de participer aux élections en votant ou, mieux encore, en étant candidat, n’est généralement pas chose facile. Les exhortations des autorités académiques n’ont que peu d’effet. La « Fédé » a plus de chance de convaincre et elle s’y emploie. En particulier, elle y a consacré la plus grande partie du dernier numéro de son journal, le P’tit Torè.
Comment ne pas être désarçonné , dès lors, par le choix de l’illustration en couverture ?

Première hypothèse: les étudiants responsables n’ont jamais entendu parler du personnage, ils ont juste sélectionné la photo d’un brave citoyen (en képi, il est vrai) en train de voter. Cela m’étonnerait, connaissant leur érudition politique.

Deuxième hypothèse: ils ignorent tout du bilan de l’homme, la dictature totalitaire, le Goulag, la Sibérie, les déportations massives des coréens, des polonais, des allemands de la Volga, des baltes, des tchétchènes, des tatars de Crimée, des kalmouks, des ukrainiens, entre autres. Il n’ont pas eu vent des séquestrations arbitraires, du placement forcé de centaines de milliers d’enfants en orphelinat, du Politburo, des purges systématiques, des rafles quotidiennes et de la terreur permanente. Cela m’étonnerait tout autant, pour la même raison. Ils devraient également ignorer les pratiques électorales connues du monde entier sous le nom de « vote stalinien » et ce serait encore plus surprenant.

Troisième hypothèse: tout ceci n’est qu’un énorme clin d’œil, certes de mauvais goût, mais relevant d’un humour au second degré. Dans ce cas, on devrait en trouver la clé quelque part dans ce même numéro du journal. J’en ai nourri l’espoir mais il n’en est rien, j’ai bien cherché…

Quatrième hypothèse: l’allusion est intentionnelle. Le sympathique « petit père des peuples » est bien une référence honorable pour l’éditeur responsable du P’tit Torè (la Fédé), il est une icone montrant à tous le chemin à suivre et les méchancetés que l’on raconte sur son compte ne sont que malveillance. J’espère de tout cœur qu’un tel révisionnisme n’a pas cours dans notre université.

Une cinquième hypothèse m’échappe? Dites-moi que oui!

On me dira que je m’inquiète pour quelque chose de bien anodin mais, sans rire, ce n’est pas mon avis. Et si j’étais étudiant à l’ULg en 2009, je me poserais quand même sérieusement la question de savoir qui me demande d’adhérer et à quoi…

La prochaine Rentrée Académique de l’ULg, le 18 septembre prochain, se déroulera sous le signe de la recherche en Environnement, avec la remise des insignes de Docteur honoris causa à Rajendra Kumar Pachauri, président du GIEC et co-lauréat du prix Nobel de la Paix 2007. Elle verra également une conférence de notre hôte ainsi que des débats et des activités diverses sur le thème central du jour et de l’année à venir.

Pour donner à ces activités diverses le temps qu’elles méritent, je romprai avec les habitudes. La cérémonie de Rentrée sera retardée de 15 à 17 heures. Le cortège traditionnel sera réduit et le protocole simplifié, de manière à respecter néanmoins l’heure habituelle de fin de séance.

J’ai pu constater combien nos chercheurs impliqués de près ou de loin dans des recherches environnementales étaient nombreux. Je souhaite donc profiter de cette journée pour faire mieux connaître et apprécier les recherches menées à l’Université de Liège sur cette thématique. La Rentrée 2008 sera donc principalement celle des chercheurs, elle constituera une occasion pour eux de présenter l’excellence de leurs travaux.

Afin que chacun puisse y trouver sa place et collaborer concrètement, j’ai fait lancer deux actions sous la bannière «Planet’ULg» : un site Internet et une exposition.

PLANET’ULg, LE SITE

Suite à mon appel en Intranet il y a quelques jours, nombreux déjà sont ceux qui ont complété le formulaire ou pris contact avec Julie Louis au 9928 ou par courriel (reflexions@ulg.ac.be). Il est encore possible de le faire, mais nous souhaiterions pouvoir évaluer assez rapidement le nombre des participants et identifier leur champ d’activités. C’est pourquoi je recommande à ceux qui ont l’intention de se manifester de le faire rapidement.

PLANET’ULg, L’EXPO

Parallèlement au site, qui restera actif pendant toute l’année académique, l’exposition de nos recherches en lien avec l’environnement, toutes Facultés confondues, sera visible lors de la journée de Rentrée Académique. Pour cette exposition, je fais également appel à la contribution des chercheurs sous la forme de posters ou de présentations PowerPoint et nos équipes seront à leur disposition pour la réalisation de leurs idées. Les informations pratiques se trouvent sur le portail MyULg (voir l’actualité « Planet’ULg : le site et l’expo »).

D’avance, je remercie tous ceux qui feront de cette journée et des activités qui l’entoureront un succès sans précédent.

Social Networks
Internet crée de nouvelles opportunités et de nouvelles habitudes. Celles-ci sont rapidement saisies, exploitées et intégrées, en particulier par les jeunes. C’est ainsi qu’on voit se développer les « Social Networks » ou « réseaux sociaux » du Net. Ils reposent sur le principe du référencement d’amis et de connaissances en cascade, avec les possibilités de contacts nouveaux que cela implique. Beaucoup d’adolescents se lancent sur cette piste qui, plus que toute autre opportunité de rencontre, permet de contourner les difficultés sociales de la rencontre réelle, de dépasser la timidité et les inhibitions du vrai face-à-face. Le succès actuel des réseaux sociaux est le meilleur signe de leur efficacité. C’est ainsi que Facebook, LinkedIn, MySpace, Friendster, Netlog ou le très critiqué Tagged, ont rallié des dizaines de milliers de membres.

On pourra disserter longtemps sur le point de savoir si ces réseaux sont une bonne chose ou non. Selon certains, ils apportent des opportunités inégalées d’établissement de contacts et permettent de nouer des camaraderies ou des amitiés, et le nombre quasi illimité de contacts augmente statistiquement les chances de trouver la relation idéale. Pour d’autres, la dissimulation derrière la barrière protectrice de l’écran d’ordinateur augmente les risques de réclusion volontaire et offre aux adolescents le leurre de la prise de contact facile, voire inoffensive.

Ce qui est sûr, c’est que ces réseaux ne sont pas sans danger, comme le rappelait encore récemment Eric Nunès dans Le Monde, pas moins que les rencontres véritables, de nombreux requins rôdant dans le cyber-océan…

Les réseaux sont nés aux USA, l’un des plus célèbres étant Facebook, inventé par des étudiants de l’Université Harvard et leur servant de « trombinoscope » virtuel. Très vite, cet outil interne a connu une très grande popularité et est devenu leur meilleur moyen de rencontre, chacun y notant ses goûts, ses intérêts et ses hobbies, y insérant sa ou ses photos, et s’accordant de la sorte des possibilités de faire connaissance et de bavarder avec des inconnus, avant d’en venir à des rencontres réelles. Rapidement, l’outil est sorti du campus universitaire pour se répandre dans le monde entier (un site Facebook francophone existe) et devenir une grande aventure commerciale extrêmement lucrative grâce, précisément, aux informations sur les goûts et les intérêts des membres. En effet, ces informations qui ne concernent, en principe, que les autres membres ou futurs membres du réseau, sont captées par les robots de recherche et servent à orienter l’avalanche de publicités qui va déferler ensuite sur eux, parfaitement ciblée.

Pourquoi pas chez nous ?
Une université qui se veut à la pointe de l’informatique en tant qu’outil de communication ne peut ignorer ces pratiques nouvelles. Elle se doit même de les utiliser, non pas pour les « récupérer », encore moins pour les contrôler, ces deux objectifs n’étant pas acceptables, mais s’il s’agit d’un outil fréquemment utilisé par beaucoup d’étudiants, l’Institution doit pouvoir adopter ce nouveau concept et en faire elle-même un usage « sympathique » et perçu comme positif par tout le monde. Nous développons actuellement un outil de ce genre, sur la base du « trombinoscope » que nous avons lancé avec le nouveau site web. La technologie est au point, il ne manque que l’ajout de fonctionnalités usuelles dans ce genre d’outils que nous pourrions élaborer en collaboration étroite avec les étudiants eux-mêmes avant de la mettre complètement à leur disposition.

Pourquoi recréer un réseau pour nos étudiants alors que Facebook et d’autres existent ? Comme mentionné préalablement, les outils publics sont une mine d’informations pour des exploitations commerciales, voire même potentiellement pour des usages nettement moins avouables. D’autant que les jeunes utilisateurs de ces produits n’ont que très rarement une attitude prudente dans la divulgation d’informations qui les concernent. Il est de notre devoir de protéger la vie privée de nos étudiants. Tous les développements réalisés sur myULg respectent ce leitmotiv.

Mais le besoin existe-t-il ? Les étudiants de l’ULg participent-ils à ces réseaux ?
Une enquête réalisée tout récemment par le SEGI nous indique que, pour ce qu’on peut en savoir, on trouve sur Facebook un groupe « ULg » qui compte 1.058 membres, ce qui est beaucoup. On en trouve également d’autres: « HEC-ULg » (732 membres), « Faculté de Droit « (214), « Ingénieurs civils » (195), « HEC Alumni » (187), « Faculté de Médecine » (122) et « Etudiants vétérinaires » (113). On y trouve aussi beaucoup de groupes relatifs aux principaux établissements d’enseignement de Liège, des groupes Erasmus, etc.

Le pli est donc largement pris et on comprend d’emblée le mécanisme d’appartenance à un réseau large, mondial, mais aussi à des sous-groupes plus restreints. Si ces sous-groupes peuvent définir une catégorie particulière de gens qui ont (ou pensent avoir) un point commun (par exemple: les joueurs d’échecs ou les philatélistes), il est intéressant de remarquer que se constituent, dans Facebook, des sous-groupes « ULg » ou « Etudiants vétérinaires à l’ULg ». Ceci indique donc qu’il existe un usage potentiel pour un réseau organisé dans la Maison.

L’existence d’un réseau propre à l’ULg ne remplacerait certes pas l’usage d’un système plus vaste, mais pour autant qu’on laisse aux étudiants le loisir de le gérer et de le modérer eux-mêmes (afin d’éviter à la fois les dérapages ou un sentiment de « Big Brother is watching you! » qui constituerait un frein à l’adoption des réseaux maison), il pourrait trouver une utilité et concourir à une meilleure solidarité étudiante, une meilleure mobilisation dans leurs rangs pour une implication dans des responsabilités de politique étudiante au sein de l’ULg. Il pourrait aussi servir d’organe de diffusion à la disposition des étudiants pour une plus grande liberté d’expression et une plus grande participation à la vie de l’Institution. On imagine également l’efficacité d’un tel outil pour la simple diffusion d’informations en matière de culture, de divertissements et d’organisations diverses ou tout simplement pour des contacts rapides liés aux cours, aux horaires, etc. Enfin, en tant que facilitateur potentiel de la socialisation de certains étudiants peu enclins aux contacts sociaux directs, un tel outil représente un facteur supplémentaire de réussite.
Et il n’est nullement besoin de réinventer la roue, notre système très avancé et déjà bien en place, myULg, peut être la base d’un développement de cette nature.

Pas que pour les étudiants
Enfin, on réalise aisément l’intérêt d’un tel système pour les diplômés, les anciens qui pourraient ainsi rester en contact, reprendre contact, s’aider dans leur recherche d’emplois et garder avec l’institution elle-même, et sa toute nouvelle cellule de suivi des diplômés en particulier, un lien fort utile. L’Association des Amis de l’ULg, récemment renommée « RéseaULg » (tiens donc!) devrait également y trouver un intérêt car le principe étant basé sur les réseaux de réseaux et leur imbrication en poupées russes, les associations disciplinaires ou thématiques pourraient également profiter de ce système.

Le projet, à l’étude au SEGI, devrait être disponible dans quelques mois et confirmer, s’il en était encore besoin, le profil de notre Institution en tant qu’Université numérique…

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